Tout savoir sur… l’opération Movember

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Movember : la santé des hommes à l’honneur

Le mois de Novembre met la santé des hommes en lumière (leur espérance de vie est en moyenne 6 ans plus courte que celle des femmes) pour les sensibiliser plus particulièrement aux cancers masculins. La santé mentale et la prévention du suicide sont également des thématiques développées lors de cette période.

Créé dans les années 70 à San Francisco, c’est en 2003 que le mouvement « Movember » (Mo pour « moustache » et vember pour « november » en anglais) a connu son premier essor en Australie.

Au cours de ce mois, les hommes du monde entier sont appelés à relever un défi : laisser pousser leur moustache pendant 30 jours. L’objectif de ce mouvement est de sensibiliser les hommes sur leur état de santé et de récolter des fonds pour l’association Movember, qui a pour objectif de financer des projets autour de la santé des hommes dans le monde.

Les femmes sont aussi concernées !

Les femmes jouent souvent un rôle important pour la santé des hommes qu’elles soient mère, fille, épouse, amie ou proche, elles donnent l’exemple et sont un pilier dans la discussion sur les sujets autour de la santé.
C’est sur la base de ce principe qu’ont été créées les Mo Sistas (contraction de « Movember » et de « Sister » (sœur en anglais)), un mouvement pour impliquer aussi les femmes au cours de ce mois.

 

 

 


 

Cancer de la prostate : décryptage

La prostate est une glande présente uniquement dans l’appareil génital masculin. Elle se situe sous la vessie, en avant du rectum et joue un rôle dans la production du sperme en produisant un liquide qu’on appelle liquide prostatique.

Le cancer de la prostate survient lorsque certaines des cellules prostatiques se reproduisent bien plus rapidement que d'habitude. Certains facteurs de risque peuvent favoriser le développement du cancer ; mais n’entraînent pas systématiquement son apparition. Pour le cancer de la prostate, les 3 principaux facteurs de risque sont :

  • l’âge (ce cancer est diagnostiqué en moyenne à 71 ans),
  • les antécédents familiaux,
  • l’origine ethnique afro-antillaise.

Un quatrième facteur de risque lié à l’environnement et à l’usage de pesticides, notamment de la chlordécone, reste à démontrer.

En France métropolitaine, plus de 50 000 nouveaux cas sont recensés chaque année. La plupart du temps, il ne provoque pas de symptôme particulier, et il peut être découvert à la suite d’une mesure du taux de PSA (Prostatic Specific Antigen) lors d’une prise de sang ou d’un toucher rectal.

Qu’est-ce que le PSA ?

Le PSA (antigène spécifique de prostate) est une protéine produite par les cellules de la prostate. En fonction de l’évolution de son taux, votre médecin pourra vous prescrire des examens complémentaires.

Il n’est pas possible d’interpréter par vous-même les résultats de cette analyse. En effet, une concentration anormale ne signifie pas obligatoirement un cancer de la prostate.

 

Plus rarement, le cancer de la prostate peut provoquer des symptômes comme :

  • une infection urinaire
  • la présence de sang dans les urines
  • une rétention d’urine (difficulté à uriner)
  • des douleurs dans le bas du dos ou dans les os
  • des mictions fréquentes

Si vous constatez ces symptômes, parlez-en à votre médecin traitant qui saura vous conseiller et/ou vous orienter vers un urologue, s’il cela lui semble nécessaire.

En cette période de crise sanitaire, il est essentiel de continuer à prendre soin de sa santé. Ne pas négliger des dépistages essentiels comme celui de la prostate permet une prise en charge rapide et précoce d’une éventuelle pathologie. Retrouvez ici le témoignage de Cathy Majchrzak, Directrice des soins à l’Hôpital privé Arras les Bonnettes.

Comment se déroule le dépistage chez le médecin traitant ?

Il va commencer par interroger le patient sur ses antécédents personnels, familiaux et sur d’éventuels symptômes qu’il aurait pu ressentir. Il effectue ensuite un examen clinique qui comporte un toucher rectal, c’est-à-dire une palpation de la prostate à l’aide d’un doigt à travers la paroi du rectum. Il pourra ainsi évaluer la taille de la prostate et sa consistance. Enfin, le médecin pourra prescrire une prise de sang avec le dosage du PSA. Si cela lui semble nécessaire, il pourra vous orienter vers un urologue pour réaliser des examens complémentaires, plus poussés pour venir confirmer ou infirmer une suspicion de cancer.

Quels sont les traitements ?

Il existe de nombreux types traitements possibles. En fonction des caractéristiques du cancer, les médecins pourront privilégier un ou plusieurs traitements associés parmi :

  • la chirurgie
  • la chimiothérapie
  • la radiothérapie externe ou interne
  • la prise de médicament

Les Instituts de cancérologie du Groupe Ramsay Santé

Du diagnostic à la rémission, le personnel soignant du Groupe Ramsay Santé est toujours présent pour vous accompagner au cours de ces différentes étapes. Il assure notamment une prise en charge en urgence ; un accès à une équipe pluridisciplinaire ; un parcours de soins personnalisé ; des soins de support ; de l’innovation via la recherche clinique.

La volonté du groupe Ramsay Santé en créant des Instituts de cancérologie est d’offrir aux patient(e)s et à leurs proches, un lieu unique d’écoute, de partage et d’accompagnement au sein de l’hôpital.

 

 

 


 

Savoir dépister un cancer des testicules

Les testicules sont deux organes de l'appareil reproducteur masculin, à l’origine des spermatozoïdes. Elles produisent également des hormones comme la testostérone qui agit sur le développement des muscles, du squelette et des caractères masculins comme la pilosité.

La découverte du cancer des testicules, contrairement à celui de la prostate se fait généralement à la suite de l’apparition de symptômes. Dans la majorité des cas, c’est une masse palpable sur le testicule qui fait suspecter un cancer. Cette masse, souvent indolore va être dure au toucher et ne pas régresser. Il arrive souvent que cette découverte soit fortuite lors d’un examen échographique réalisé pour des troubles liés à la fertilité.

Le saviez-vous ?

Il est possible de s’auto-examiner les testicules de manière régulière, ce qui permet avec le temps de bien connaitre son corps et de suspecter plus rapidement d’éventuelles anomalies. Cet auto-examen rapide se réalise en 2 étapes. Sous la douche, après avoir préalablement mouillé les testicules, il faut réaliser des mouvements circulaires entre le pouce et l’index pour ressentir d’éventuelles anomalies.
Une explication avec des dessins est disponible ici.

 

D’autres symptômes peuvent également alerter, comme une sensation de lourdeur, une gêne ou une douleur dans les testicules qui persistent dans le temps.
Enfin, quels que soient les signes, en cas de doutes, parlez-en à votre médecin traitant qui sera le plus à même de vous conseiller.

Comme pour la majorité des cancers, certains facteurs de risque peuvent favoriser le développement d’un cancer sans systématiquement entraîner son apparition. Pour le cancer des testicules, 2 principaux facteurs de risque sont :

  • un précédent cancer sur l’autre testicule
  • une cryptorchidie : il s’agit d’une non descente des testicules dans le scrotum à la naissance (la bourse). Souvent, une intervention chirurgicale est nécessaire pour les replacer.

Si vous êtes concernés, parlez-en également à votre médecin traitant. Il assurera la première étape du diagnostic avec la palpation des testicules et, s’il l’estime nécessaire, vous prescrira par la suite une échographie et une analyse de sang pour surveiller les marqueurs du cancer des testicules.

Et le cancer du poumon ?

Même si le cancer du poumon ne concerne pas uniquement les hommes, il s’agit cependant du deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes (67% des patients).
Aussi, en ce Mois sans tabac, il est important de rappeler que fumer reste le premier facteur de risque et qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter.
Pour répondre à vos questions, n’hésitez pas à consulter Tabac Info Service.

 

 

 

 


 

L’actu du mois… Pourquoi le reconfinement ?

Le président de la République a annoncé le 28 octobre aux français un reconfinement national jusqu’au 2 décembre minimum. Cette décision a été prise dans l’objectif de protéger les français face à une forte circulation du virus sur tout le territoire. En effet, le nombre de contamination rapporté à la population a doublé en 2 semaines. Chaque jour ce sont entre 40 000 et 50 000 contaminations qui sont dépistées.

Face à cette situation, il est devenu aujourd’hui essentiel de protéger les soignants et le système de santé afin d’éviter qu’il n’arrive à saturation. En effet, plus de la moitié des lits de réanimation sont déjà occupés par des patients atteints de la Covid-19.

Pour participer à l’effort collectif et se protéger comme protéger son entourage il est redevenu nécessaire de rester chez soi.
Cependant contrairement au mois de mars, les crèches, maternelles, écoles, collèges et lycées restent ouverts pour permettre une continuité pédagogique ; il est également possible de rendre visite à ses proches en EHPAD; et le télétravail est généralisé sauf exceptions (milieu agricole, BTP, services publics).
En revanche, il n’est plus possible de circuler entre les régions.

L’application TousAntiCovid pour se protéger et rester informé

Lancée par le gouvernement le 22 octobre, cette application a pour principal objectif d’identifier les personnes qui ont pu être en contact avec des malades du Covid-19 et d’accélérer leur prise en charge.
Disponible sur Apple Store et Google Play, elle permet via l’utilisation du signal Bluetooth de détecter anonymement les personnes croisées et d’informer en cas de risque d’exposition détecté.
Vous pourrez également retrouver sur l’application : l’attestation de sortie nécessaire, les informations factuelles et sanitaires sur l’épidémie mises à jour quotidiennement.

 

 

 


 

#Moissanstabac, demandez le programme!

Depuis 2012, le mois de Novembre en France est consacré à l’arrêt du tabac.

Avec le #MoisSansTabac, l’objectif est de créer un grand mouvement national et jouer sur le collectif pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Ce sont plus de 56 000 participants qui se sont inscrits à date, pour suivre cette belle initiative.

Cette année un nouveau programme gratuit est proposé, avec toujours le même objectif : passer 30 jours sans fumer.
Pour cela, de nombreux outils sont mis à disposition :

  • Un kit d’aide à l’arrêt du tabac avec un programme de 40 jours disponible par voie postale ou par e-mail
  • Un service téléphonique avec des experts tabacologues disponibles et à l’écoute du lundi au vendredi de 8h à 20h au 39 89
  • Une application de e-coaching avec des conseils, des astuces, des mini-jeux mais aussi des vidéos de soutien
  • Une grande communauté Facebook

Si l’on parle souvent des risques liés au tabac à long terme, il est important de rappeler que des bénéfices apparaissent à très court terme : par exemple, la respiration s’améliore et l’essoufflement est moins important dès le 3ème jour d’arrêt, la voix devient plus claire au bout d’un mois, et enfin, le risque d’AVC est au même niveau que pour un non-fumeur après 1 an.

Vous voulez essayer ? Pour rejoindre le mouvement et récupérer votre kit : C’est par ici.