Un contexte favorable

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Généraliser la chirurgie ambulatoire est une nécessité qui fait désormais consensus parmi les autorités de santé publique et les professionnels. Le ministère de la Santé en a ainsi fait un objectif prioritaire : en 2016, plus d'une intervention sur deux devra être effectuée en ambulatoire.Un objectif repris parmi les axes prioritaires du projet stratégique de la DGOS (Direction générale de l'offre de soins) pour l'année 2015/2017.

De nombreuses études montrent les bénéfices de la chirurgie ambulatoire, dont un taux de satisfaction élevé du patient et de sa famille, ainsi que des professionnels de santé. La chirurgie ambulatoire réduit les risques d'infections associées aux soins et de phlébites, car ils augmentent avec la durée d'hospitalisation. Enfin, elle permet un gain d'efficacité dans l'organisation des services de chirurgie, ainsi qu'une réduction des coûts pour les établissements de santé et l'Assurance maladie.

La France prête à rattraper son retard

La France rattrape progressivement son retard dans le domaine de l'ambulatoire. En 2013, 42,3 % des interventions chirurgicales se pratiquaient sans hospitalisation dans notre pays, contre environ 80 % aux États-Unis et en Grande-Bretagne, ou 70 % en Suède et au Danemark. L'hospitalisation avec hébergement coûte cher et représente 37 % de nos dépenses de santé, contre 29 % en moyenne dans les pays de l'OCDE. En outre, elle ne se justifie pas toujours d'un point de vue médical.

Rentrer chez soi le jour même de l'opération

Avec le développement de la chirurgie mini-invasive (cœlioscopie) ou par les voies naturelles (endoscopie), avec le perfectionnement des techniques d'anesthésie et de prise en charge de la douleur ainsi que le développement de la télémédecine, il est souvent possible de rentrer chez soi après une opération, en toute sécurité. Ceci correspond d'ailleurs au souhait d'une grande majorité de patients. Un sondage effectué par l'institut Ifop pour Générale de Santé en mai 2014 révèle ainsi que plus de 8 Français sur 10 accepteraient de recourir à cette méthode, qui est, selon eux, « le mode d'hospitalisation de demain ».