Un parcours de soins sécurisé à chaque étape

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Une organisation efficace, pour une intervention chirurgicale en ambulatoire, repose sur deux principes : l'anticipation et la fluidité.

Les critères d'éligibilité : la vraie limite, c'est l'isolement

La chirurgie ambulatoire est, pour certains types d'opérations chirurgicales, la solution à privilégier à partir de l'âge de 6 mois. Certaines conditions doivent toutefois être réunies. Il faut ainsi pouvoir être joint par téléphone. Aucune barrière de langage ne doit faire obstacle à la compréhension des consignes de soin et d'hygiène. Il faut pouvoir être raccompagné le soir de l'intervention chirurgicale et si besoin bénéficier de la présence d'un proche durant la première nuit après une anesthésie générale. Enfin, le domicile ne doit pas être trop éloigné d'un service d'urgences hospitalières.

Avant l'intervention : un patient informé en vaut deux !

Un patient opéré en ambulatoire est un patient plus autonome, car mieux informé. La prise en charge de la douleur post-opératoire à la maison se prépare en amont de l'intervention, dès la consultation pré-anesthésique. Le patient repart avec une ordonnance d'antalgiques, des consignes précises de surveillance et un numéro de téléphone à appeler en cas de difficulté.
La veille de l'intervention, un appel téléphonique au patient permet de s'assurer avec lui de sa bonne préparation à l'intervention, de lui confirmer son heure d'arrivée et de vérifier que son dossier médical est complet.

Le jour J : le juste nécessaire

Pour le confort du patient, l'anesthésie est adaptée de façon à ce que la douleur réapparaisse plus tardivement. Le passage en salle de réveil ne dure que le strict temps nécessaire, sous la surveillance d'un anesthésiste-réanimateur. Le patient est ensuite conduit, suivant la lourdeur de l'opération, dans un box ou une chambre individuelle, où débute un temps de « réhabilitation ». Des documents destinés aux médecins de ville et infirmiers libéraux qui le suivront à domicile lui sont remis. Dès que son « score » (sa capacité à se lever et à s'habiller) le permet, le patient, sous la surveillance d'une infirmière, s'installe dans un salon de sortie, où il peut prendre une collation. Sa sortie fait l'objet d'une validation médicale.

Après l'intervention : chez soi, mais pas tout seul

Une fois rentré chez lui, le patient n'est évidemment pas livré à lui-même. Le lendemain de l'intervention, l'hôpital lui téléphone pour faire le point et vérifier l'absence de complication post-opératoire. Sur ordonnance du chirurgien, il bénéficie si nécessaire, de soins complémentaires à domicile. Dans les semaines qui suivent l'intervention, et pour les interventions les plus lourdes, une consultation de suivi est organisée avec le chirurgien, pour un dernier bilan.
 
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